L’Europe est confrontée à une crise du logement : Les DiEMers défendent les laissés-pour-compte

La campagne Rentvolution met en lumière les problèmes de logement dans toute l’Europe.

Les militants de DiEM25 ont organisé une journée de revendication, ainsi qu’un rassemblement populaire, à La Haye le 27 mars 2021. La manifestation coïncidait avec la Journée européenne d’Action pour le Logement dans 78 villes du continent. L’événement organisé en partenariat par le DSC Zuid Holland , Bond Precaire Woonvormen et Migrante Netherlands – a eu lieu à côté du Parlement national. Dans ce lieu central, nous étions très visibles pour de nombreuses personnes avec nos beaux calicots, des vestes voyantes et nos cœurs chaleureux.

En ouverture de l’événement, Melvin Boekholt (DiEM25) a dénoncé l’escalade des coûts du logement aux Pays-Bas, soulignant la privatisation néolibérale du droit humain fondamental qu’est le logement dans ce pays. Indiquant des solutions, il a insisté sur la nécessité pour les citoyens de s’unir afin d’orienter le débat public vers des issues que les mouvements sociaux tels que la Coalition d’Action européenne pour le Logement, et DiEM25, envisagent pour remettre le logement entre les mains du secteur public.

L’orateur suivant était Pim van der Heiden du Bond Precaire Woonvorm (BPW) – une organisation de la société civile qui lutte pour les droits des personnes en situation de logement précaire. Constatant l’augmentation rapide du nombre de sans-abri aux Pays-Bas, il a souligné les causes politiques de cet échec sous les cabinets successifs du Premier ministre Rutte, qui ont marginalisé les intérêts de la population au profit des très riches et des propriétaires d’entreprises.

Les manifestants ont également entendu le témoignage de Jean-Pierre de Breed, infirmier de profession, dont l’expulsion a été annulée au dernier moment grâce à l’intervention de BPW. Nous avons également eu l’honneur d’accueillir Joanna Lerio, qui représentait Migrante Netherlands. Elle a décrit en détail les obstacles supplémentaires auxquels sont confrontés les migrants sur le marché du logement, déjà très tendu, et a conclu par une chanson traditionnelle dans laquelle les migrants formulent leur demande de soutien après leur arrivée.

Après les discours, les membres de DiEM25 ont invité les participants à discuter de l’avenir de la politique du logement via People’s Gathering. Ce projet d’engagement citoyen offre un espace où les gens peuvent communiquer leurs idées pour aborder les problèmes critiques dans leur localité, région ou nation. Les réactions des personnes rassemblées ce jour-là seront utilisées pour élaborer des positions politiques sur la question du logement et, éventuellement, un programme politique national pour les Pays-Bas.

La manifestation faisait partie de la campagne Rentvolution, et a donc été largement soutenue dans toute l’Europe. En plus de notre manifestation à La Haye, les membres de DiEM25 ont organisé et participé à des actions à Rome, Lisbonne, Luxembourg, Berlin, Bruxelles, Lyon et d’autres villes clés.

Lisbonne

A Lisbonne, les DiEMers ont participé à l’assemblée des résidents organisée par deux associations locales, Habita et Stop Despejos, qui partagent la devise « le logement pour les gens, pas pour le profit ». Nous avons eu l’occasion d’écouter les témoignages directs des victimes de la crise du logement, dont beaucoup ont été expulsés sans aucune alternative. Dans le discours que nous avons prononcé à l’assemblée, nous avons souligné que la spéculation immobilière au Portugal, en particulier à Lisbonne, est hors de contrôle – alors que le pays compte 730 000 maisons vides, beaucoup vivent dans la rue et dans des habitations précaires. Les DiEMers ont clairement indiqué que ce sont ces personnes, et non les investisseurs, qui doivent être protégées par l’État, au nom de la dignité humaine.

Berlin

À Berlin, environ 2 000 personnes ont défilé dans les rues derrière le calicot « stopper la folie des loyers » et empêcher la transformation de cette ville unique en une autre capitale européenne fortement financiarisée où la population a été repoussée par la gentrification. La situation du logement dans la ville est en crise, et la tendance des fonds d’entreprises privées à acheter des logements autrefois sociaux s’est accélérée récemment. Dans le même temps, il existe actuellement une fenêtre d’opportunité pour adopter de nouvelles politiques audacieuses. Récemment, un gel des loyers pour cinq ans a été adopté par le gouvernement de centre-gauche de la ville, et des campagnes telles que la campagne de référendum Deutsche Wohnen & Co. Enteignen ont donné un nouvel élan populaire à la demande d’inverser la privatisation massive du logement en expropriant les sociétés propriétaires. Cela a conduit à une situation où les locataires dépensent des milliers d’euros par an uniquement pour verser des dividendes aux actionnaires des sociétés. Les membres de DiEM25 participent activement à la collecte des 175.000 signatures nécessaires pour que les Berlinois puissent voter pour mettre fin à la privatisation massive du paiement de leurs loyers, et faire du logement abordable un droit dans cette ville.

Bruxelles

A Bruxelles, il y avait surtout des militants de terrain et des travailleurs sociaux qui s’opposent aux expulsions et aident les squatters. Si la situation varie d’un pays à l’autre et même, comme en Belgique, d’une région à l’autre (moratoires sur les expulsions ici et pas là, législations différentes), une chose est sûre : la crise de la COVID va aggraver la situation des plus vulnérables. Bruxelles compte déjà des milliers de sans-abri. C’est pourquoi les DiEMers ont porté cette pancarte à Bruxelles dimanche : « Reloger les sans-abri. Et non jeter encore d’autres gens à la rue. »

Lyon

A Lyon, plusieurs centaines de personnes ont participé à la marche organisée par la CALLE au départ de la station de métro Sans-Soucis choisie pour sa proximité avec un squat actuel. L’action était principalement axée sur le problème des expulsions de squatters et de locataires malgré les crises sanitaires en cours ainsi que sur l’expression de la solidarité avec toutes les personnes soumises à des conditions de vie précaires, y compris les travailleurs sans-papiers et les étudiants.

Le combat continue !

Les membres de DiEM25 prévoient de s’engager davantage avec les organisations au niveau municipal dans toute l’Europe. Il est tout aussi important de poursuivre les engagements avec les citoyens à travers les propositions concrètes du mouvement.

Rejoignez-nous pour renforcer encore ces développements positifs ! Contactez nous en écrivant à rentvolution@diem25.org.

 

Image dérivée du travail de Patricia Enriquez, DSC Zuid Holland 1, Pays-Bas.

Stefan Haas et Amir Kiyaei sont membres du DSC Zuid Holland 1 aux Pays-Bas.

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