L’internationalisme contre la violence réactionnaire

De nouveaux meurtres atroces viennent de frapper le continent européen. Un homme animé par l’idéologie de l’extrême-droite nationaliste et raciste se revendiquant de l’Allemagne a tué au hasard parmi les clients de bars à chicha près de Francfort.
Il ne s’agit pas d’un problème « allemand », ni même européen. Le passage à l’acte des extrémistes de droite de tous bords est un phénomène mondial, qui s’étend jusqu’aux antipodes (massacre de Christchurch en Nouvelle-Zélande). Les « loups solitaires » comme les bandes organisées qui veulent effacer de leur environnement les musulmans, ou les non-musulmans, ou les non-nationaux, sont en train de passer à l’offensive, partout.
C’est un des rôles de la Gauche de tirer le signal d’alarme, or nous sommes entrés dans une situation de guerre de tous contre tous, de basse intensité – pour l’instant. Mais ce mouvement au ralenti de désagrégation doit être dénoncé comme tel, car absolument rien de bon pour les travailleurs ou les populations n’en sortira. Au contraire, les droits et les libertés de tous et de chacun seront forcément bafoués par tous ces mouvements réactionnaires et violents, et parfois aussi par leur répression, comme on peut l’observer dans la mise en place d’une sorte d’état d’urgence généralisé et sans fin.
Et s’il n’y a pas d’explication unique, le fait que les mouvements sociaux soient faibles, divisés et défaits de tous côtés ou presque par les assauts des gouvernements à la solde des actionnaires rend possible tous ces replis identitaires. DiEM25 veut être une des formes du refus de cette banalisation de la violence suicidaire induite par le désespoir. Organiser un mouvement social et politique européen, mettre en pratique l’internationalisme par la lutte pour le progrès commun est la meilleure défense contre la violence réactionnaire, d’où qu’elle vienne.
 

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