MeRA25 marche pour la démocratie en Grèce : « Nous respectons avant tout la constitution »

Aujourd’hui, les députés de MeRA25 ont marché pour les médecins, les infirmières, les enseignants et les étudiants qui sont abandonnés par un « gouvernement qui ne les soutient pas ».

Afin de rendre hommage au soulèvement étudiant de 1973, sept députés de MeRA25 ont marché à Athènes en portant des masques et en maintenant une distance sociale. Cependant, ils ont été bloqués avant de pouvoir atteindre l’ambassade américaine, où ils ont organisé un sit-in. Cette obstruction à une marche pacifique constitue une atteinte à la constitution.

Le parti communiste a également défilé en masse avec des masques et en observant les distances. Mais ils ont été dispersés par la police, de nombreuses arrestations ont eu lieu et beaucoup de gaz lacrymogène a été utilisé dans le centre d’Athènes.

Les arguments des policiers grecs étaient que tout le monde devrait « respecter les mesures de protection de la santé publique », mais il est également important de pouvoir agir pour préserver la santé de nos démocraties.

La réponse de Yanis a été la suivante : « Nous appelons tous les citoyens à respecter les mesures prises pour leur sécurité, mais nous demandons aussi au gouvernement de ne pas polariser la situation en dressant la police contre les parlementaires. Nous devons combiner la protection de la santé publique et la protection de la Constitution ».

Alors que les députés de MeRA25 respectaient les règles de distanciation sociale, les membres de la police étaient entassés derrière eux sans rien d’autre qu’un masque pour les protéger. Il s’agit là d’une hypocrisie totale de la part du gouvernement de droite Mitsotakis et d’un sacrifice cynique des jeunes femmes et hommes de la police sur l’autel de l’autoritarisme. Dans cette situation, il semble que la distanciation sociale soit utilisée comme une arme politique pour intimider les parlementaires et les citoyens qui manifestent plutôt que pour protéger la santé publique et sécuriser le système de santé publique en difficulté.

Après des heures passées à quelques centaines de mètres de l’ambassade américaine, certains de nos députés sont toujours là, tandis que d’autres sont partis et se dirigent maintenant vers le Quartier général de la Police pour aider d’autres manifestants qui ont été arrêtés pendant les événements de la journée.

Voici la déclaration générale de Yanis Varoufakis à la presse:

« Nous sommes ici pour soutenir les médecins et les infirmières qui sont actuellement réduits au silence par un gouvernement qui ne les soutient pas. Les enseignants et les élèves abandonnés dans les écoles par un gouvernement qui a échoué à prendre des mesures contre la pandémie. Tous ceux qui sont confinés chez eux aujourd’hui et qui ne peuvent s’attendre, après la fin de la pandémie que nous espérons proche, qu’à la mise aux enchères de leur maison ou de leur magasin. Les travailleurs et les chômeurs, qui souffrent actuellement, à un moment où l’oligarchie se prépare à un festin. Nous sommes ici à la place de la jeunesse de MeRA25 et de nos membres. Nous les remercions d’avoir tenu compte de l’appel de notre Secrétariat politique à ne pas participer à la marche d’aujourd’hui afin de respecter les règles sanitaires. Comme vous pouvez le voir, nous ne sommes que sept députés, gardant une distance de sécurité. La marche pour le Soulèvement de l’Ecole polytechnique a été reconnue dans notre histoire comme le moment le plus important où les femmes et les hommes grecs ont la possibilité de protester contre un pouvoir en place qui sape l’Education, la Santé, la Démocratie, la Liberté et, en fin de compte, la Dignité ».

Dans toute l’Europe, nous avons vu la pandémie empiéter sur les droits des citoyens à la protestation pacifique.

Yanis Varoufakis a souligné l’importance de rester vigilant quant à l’utilisation des mesures COVID-19 pour restreindre les droits des citoyens dans toute l’Europe : « Aujourd’hui, ce gouvernement, qui se cache derrière la pandémie, a empêché nos députés de MeRA25 de défiler à Athènes. C’est une violation flagrante de la constitution grecque et ce n’est pas un accident. Démocrates de toute l’Europe, prenez garde : cela va arriver près de chez vous ».

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